Deux fillettes enlevées par leur père:
l'insupportable attente dune famille de Cheny
Quotidien "L'Yonne Républicaine", édition
du octobre 2000
Une habitante de Cheny na pas revu ses deux petites-filles,
enlevées par leur père, depuis quatre ans.
Odile Guillot réside dans la petite commune de Cheny. Elle
vit un véritable cauchemar, à limage de tous
ses proches.
Odile Guillot est sans nouvelles de ses deux petites-filles, Margaux,
7 ans, et Blanche, 5 ans, depuis le 30 janvier 1999.
En juillet de cette même année puis en janvier 2000,
dans les colonnes de lYonne Républicaine, cette grand-mère
et son époux, Pierre, artisan à Cheny, faisaient part
de leur angoisse. Depuis, dautres événements
se sont produits.
La fille dOdile Guillot, Amélie, 30 ans, vit à
Arbois dans le Jura. Elle est nologue. Alors quelle
est encore étudiante,
elle rencontre celui qui deviendra son mari en 1995, François
Thorez.
Margaux voit le jour un an plus tard et Blanche en 1998. Très
vite, le couple se déchire. François Thorez, 35 ans,
se montre violent envers son épouse. Une requête est
déposée en août 1998 et une mesure durgence,
qui donne la garde des fillettes à leur mère, est
prise.François Thorez, qui dispose dun droit de visite
classique, se
voit imposer par la justice une interdiction de sortir du territoire
avec ses enfants sans lautorisation dAmélie.
Localisé au Pérou
Entretemps, lhomme disparaît. François Thorez
avait la garde de ses filles durant ce week-end de la fin du mois
de janvier 1999. Il ne les a jamais ramenées chez leur mère.
Depuis, Amélie Guillot vit, selon les propres mots de son
avocate, entre détresse et détermination. Elle a fait
une grève de la faim. Lex-ministre de lEnvironnement
Dominique Voynet était venue la soutenir. Par son intermédiaire,
elle a obtenu un entretien place Vendôme. Sans résultats.
La jeune femme a même engagé un détective privé.
En 2002, ce dernier aurait retrouvé la trace de François
Thorez. il vivrait à Lima, au Pérou, où il
serait devenu père dun petit garçon.
François Thorez aurait alors accepté un protocole
lengageant à rentrer en France avec ses deux filles
en échange de labandon des poursuites judiciaires portées
contre lui (Amélie Guillot a dénoncé une non-représentation
denfants aggravée). Mais depuis, plus aucun signe.
La machine judiciaire
sest mise en marche: le 25 mars dernier, laffaire a
été présentée au tribunal correctionnel
de Dôle.
François Thorez a été condamné à
deux ans de prison ferme, 25000 euros damende et cinq ans
de privation de ses droits civils, civiques et familiaux. Un mandat
darrêt international a de plus été lancé
contre lui. Un signe despoir pour toute la famille.
La famille Guillot a fondé une association, Ensemble, retrouvons
Margaux et Blanche, 37, rue de Courcelles, 39600 Arbois.
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